Le r’appel des z’appels
Je
me souviens de l’appel des appels d’il y a un an, et maintenant on a droit à une piqure de r’appel
Ce qui m’a inspiré le texte suivant;
Suite à ;
L’Appel des appels, Un an après, Décembre 2009
Moi qui suis un des plus grands experts mondiaux des mouvement sociaux, je peux dégager quelques généralités sur la dynamique des mouvements militants.
On(*) constate qu’en général un mouvement nait à partir d’une effet médiatique réussi. On peut citer l’appel de appels, mais il y en a d’autres.
Porté par cette vague médiatique, on organise des assemblées générales qui, dans un premier temps, remportent un réel succès, au niveau national, régional, etc… Puis l’hémorragie commence sans que personne ne saisisse si elle existe réellement et encore moins, de quoi elle est le symptôme.
L’activité médiatique, donnant et redonnant la parole aux leaders, continue à faire croire que le mouvement se développe, mais on est déjà dans une fiction, et lorsqu’ on en prends conscience, il est trop tard, la démobilisation a eu lieu. Alors comme si on voulait que le rêve ne s’arrête pas , on agite à nouveau les hochets médiatiques, on refait un appel, on invite à des” grand-e-s” manifestations, pétitions, création d’un mouvement rebaptisé, mais rien n’y fait, les médias se désintéressant complètement du phénomène, tout rentre dans l’ordre, et le mouvement n’en finit pas de mourir. Rare sont alors les ceux et celles qui constatant cet état de fait, se dissolvent et prenne acte publiquement de leur échec.
Il se fait qu’aujourdhui sur France Culture le fondateur principal de l’Appel des appels était interviewé, c’était très intéressant, je vais mettre l’intégrale de l’interview là, mais en ce qui concerne ce que je viens de démontrer, je ne pensais pas qu’il allait m’apporter une preuve aussi évidente de ma démonstration;
Extrait
Je me suis livré à de nombreuses études et analyses qui sont reconnues internationalement et sans équivoques pour leur pertinence. Il en ressort, qu’à chaque fois, on aura sauté une étape décisive dans la mise en place .
A perte de vue on aura discuté sur ce, en quoi on est d’accord, ou pas, on aura surenchéri à n’en plus finir sur la méchanceté infinie du système qui nous broie, mais jamais, au grand jamais on aura discuté du “comment travailler ensemble”, quels dispositifs faut-il mettre en place pour que chacun-e s’y retrouve, quelles autoformations mettre en place, pour que l’expertise collective s’améliore, pour que plus de gens s’expriment à ‘intérieur même du groupe, pour favoriser un partage des connaissances, non pas, sous formes de cours magistraux qui ont prouvés mille fois leurs limites, mais de système d’échange mutuels de connaissances… Et tout cela en tenant compte des rapports de classe, de genre, et de race…
Bon, là je pousse un peu le bouchon, mais en tant qu’expert reconnu, je peux me le permettre , Merde !
(*) Je mets “On” parce que ça fait riche…. au lieu de dire “Je” qui fait petit ;=}}
Cher André,
D’abord bravo pour le blog : c’est après tout un dispositif qui permet parfois à quelques uns de dire leur avis et d’amorcer un bout de la discussion ensemble – donc d’être en acte une exprience de \travail\ ensemble…
Mais je trouve que s’il n’y a pas beaucoup de discussion sur ce que peut signfier travailler ensemble (et votre texte n’y coupe pas : elle pose avec justesse la question, mais pas l’ombre d’une réponse… à part, et c’est précieux, le blog lui-même), par contre il y a pas mals d’expériences qui pourraient nous enseigner : et celle du \séminaire\ atelier, mis en place par l’ADAMP à Toulouse, me paraît en être également un (comme le livre de l’ADA témoigne d’un travail ensemble de certains, etc.). Du coup, le problème se redouble : non seulement comment travailler ensemble, mais comment faire que les différentes expériences profitent les unes des autres…
Amicalement :
MJS
bon, c’est très joli, tout à fait vrai, et en même temps complètement elliptique. Soit on (c’est à dire moi) connait le On qu’est pas un je et on cause avec lui depuis des lustres et on sait ce qu’il veurt dire, soit on avale ce qui est écrit sans se poser des questions soit on se dit mais ou va-t-il pe^cher tout cela. Pour que ce texte soit convaincant faudrait qu’il soit un peu argumenter, développé, etc. Parce que enfin, pour quelqu’un qui n’a jamais fait attention à cet appel, qui au fond est resté fort confidentiel, je veux dire par là qu’il est jamais passé au “20 heures” la question est mais de quoi il parle. quand il dit : “en général un mouvement nait à partir d’une effet médiatique réussi” je veux bien, reste à le démontrer, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf.
alors l’envoi d’un scud c’est bien mais n’est ce pas tout aussi médiatique que l’appel des appels?
Pierre
ps: cet appel n’aurais t il pas donner naissance quelque part à quelques choses d’intéressant mais pas médiatique????????
J’avoue que j’ai un problème c’est de répondre à MJS. Je ne comprends rien à ce discours là… Je n’ai aucune prise pour répondre, ce n’est pas un dialogue qui s’ouvre… C’est une façon de fermer le débat, de ne surtout pas répondre aux questions et remarques soulevées…
Je pose une question,
“comment travailler ensemble”, quels dispositifs faut-il mettre en place pour que chacun-e s’y retrouve, quelles autoformations mettre en place, pour que l’expertise collective s’améliore, pour que plus de gens s’expriment à ‘intérieur même du groupe, pour favoriser un partage des connaissances, non pas, sous formes de cours magistraux qui ont prouvés mille fois leurs limites, mais de système d’échange mutuels de connaissances… Et tout cela en tenant compte des rapports de classe, de genre, et de race…”
Je n’ai pas de réponses, ce sont des réponses collectives à trouver… Mais qu’on me site une seukle réunion consacrée à cette question là, autant à l’Appel des appels MP qu’ailleurs.
Et j’aimerais savoir pourquoi cette question là, est systématiquement contournée…
On ne peut pas apporter des réponses à des questions qu’on refuse de se poser…;=}}
Je pensais que c’était clair…
Désolé…
André