Houria Bouteldja et l’identité nationale (vidéo)

Invitée de ce soir ou jamais sur l’identité nationale…

Peut-être qu’a la fin de sa première intervention, elle aurait dû quitter le plateau en disant qu’elle n’avait rien à foutre dans ce débat piégé comme c’est pas possible.

Mais ça nous aurait privé du clash avec l’immense philosophe Michel Onfray qui nous fait une démonstration de sa profondeur d’âme quand Houria lui refuse son regard paternaliste, voir pire encore..

Tout d’un coup Michel Onfray se dévoile (oh pardon) et ne supporte pas qu’Houria ne lui soit pas reconnaissante, et va se réfugier chez Besson.

C’est marrant comment la question du racisme, quand elle est posée sans concession fait voler en éclat les bonnes manières qui masquent un racisme intériorisé.

Comment a fait Houria pour ne pas tomber dans le piège de l’humanitaire que lui tendait Onfray, et réagir au dixième de seconde? J’en suis resté baba ?

Rien que pour ce moment là, merci d’être resté.. Mais bon, ptêt qu’il aurait quand même mieux valu… ;)

J’ai fait une compil de ses interventions. Durée 10 minutes

4 réactions

  1. Merouane a dit le 9 Novembre 2009 à 22:39:

    Houria était Brillantissime comme d’habitude, je pense qu’elle n’a pas manqué son devoir, celui d’être la voix de ceux qu’on n’entend jamais dans les medias à part pour les illustrer dans des situations indécentes. Elle a porté la voix des chibanis et des mamas dans les oreilles des seigneurs. Bravo bravo bravo Houria.

  2. didier a dit le 7 Décembre 2009 à 6:08:

    je crois qu’on vois la une belle illustration de ce qu’ est le “travail” des intelectuels tel que noam chomsky le definissait lors d’une conferance
    a l’Université Nationale Autonome du Mexique (Mexico)

    http://www.article11.info/spip/spip.php?article620

    je cite : “(selon) la maxime de Thucydide : les forts agissent tel qu’ils le veulent, et les faibles souffrent tel qu’ils le doivent. Elle a un corollaire majeur : les États puissants s’appuient sur des spécialistes de l’apologie dont la tâche est de démontrer que les actions des forts sont nobles et justes et que si les faibles souffrent, c’est de leur faute. Dans l’occident contemporain, ces spécialistes sont appelés « intellectuels » et, à quelques exceptions près, ils remplissent leurs fonctions avec habilité et bonne conscience, quelle que soit l’incongruité de leurs déclarations. Cette pratique remonte aux origines de l’histoire écrite.”

    Je pense que cette phrase est a mediter et qu’il faut en contempler l’illustration dans les sequences videos que vous donnez a voir. Je dis bien mediter et contempler car comment sans cela depasser l’etonnement, la surprise, peut etre la revolte d’ un tel spectacle ainsi mis en perspective.

    Comme le souligne Houria, on ne joue plus, il y a des morts. Ici, et ailleurs, en afganistan, a gaza.

    Je penses a ceci, qui peut etre est faux, qu’une telle pensé est une pensé qui a interiorisé la maxime du plus fort et abdiqué sa propre souveraineté. Ainsi, elle s’irrite et se laisse d’etre choqué, heurté, par ce qui menace en son principe un confort moral construit dans l’histoire, et dont, au prix de grand efforts intelectuels, peut etre de sacrifices , elle fait partie.

    Voila qui eclaire peut etre l’humeur “chagrine” du ministre et du philosphe. Ce qu’on appelle “des larmes de crocodile”.

  3. Deux de Tarnac… (video) | Mes Etagères 3 a dit le 19 Décembre 2009 à 23:32:

    [...] ” on ne lâchera rien “, ça me semble un peu la même attitude que celle d’Houria Bouteldja. Non seulement on ne lâche rien sur nos postures politiques, mais en plus on n’est pas [...]

  4. deguisement disco a dit le 7 Février 2010 à 23:26:

    L’essentiel n’est-il pas ce qui nous manque, pour savoir ce qui nous rassemble? Notre quotidien est-il le même pour nous tous. Nos aspirations font-elles échos à un idéal, ou à des valeurs communes? Toutes ces questions, apportent autant de réponses, qu’il y a d’individus qui se sentent touchés ou concernés. Pensez-vous que vos idées valent d’être énoncées et écoutées, comme celles de ceux qui vivent à vos côtés, que vous croisez ou dont vous n’avez jamais entendus parler? Sur l’Arbre France et sur l’écorce de son histoire, ses branches s’épanouissent et puisent leur force au fondement de leurs racines communes. Tout est question de point de vue! Que dire de ces trois personnes à qui l’on demande, pourquoi creusent-elles un trou? La première nous dira qu’elle creuse un trou tout simplement. La seconde, de répondre qu’elle gagne sa vie. Tandis que la dernière, elle, rétorque qu’elle bâtie les fondations d’une cathédrale. Alors citoyens! Quel trou creusons-nous ensemble?

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